La création du premier ver
Source : Tom's Guide | Mots-clés : histoire, hacking
- 1. Le hacking, toute une histoire
- 2. Quelques hackers célèbres
- 3. Le phreaking, la première dérive
- 4. Blue Box, le phreaking se démocratise
- 5. Détournement de lignes, Mitnick à l’oeuvre
- 6. Kevin Mitnick s’introduit au Pentagone
- 7. L'apparition des communications brouillées
- 8. La création du premier ver
- 9. Un jeu avec le FBI et une traque de 17 mois
- 10. Le plus gros casse virtuel
- 11. La capture de Mitnick, bataille de hackers
- 12. À 16 ans, il infiltre la NASA
- 13. Il voulait en savoir plus sur les OVNIS
- 14. La rafle du New York Times
- 15. DVD Jon, un hacker anti DRM
- 16. Le vol du code source de Windows
- 17. Un vol à 245 millions pour Dassault
- 18. Le hacking aujourd’hui
8. La création du premier ver
Les hackers n’ont pas toujours été friands des intrusions sur des réseaux protégés, ils ont également contribué à la création des premiers vers sur Internet. Le concept d’un ver est quelque peu différent du hacking classique, mais en reprend exactement les principes : plutôt que de s’introduire soi-même sur un réseau, on envoie un petit programme de sa création faire le travail. C’est en partant de ce concept que Robert Tappan Morris, aujourd’hui professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), a créé le tout premier ver d’Internet.
Cette fois encore, c’est la curiosité qui a poussé Morris à créer ce ver. Selon lui, le but premier de ce programme était de sonder Internet pour en estimer la taille, c’est-à-dire connaître le nombre de machines connectées. À l’époque, Internet ne connaît qu’une poignée de machines, et l’entreprise ne semble pas vraiment laborieuse pour un programme de ce genre. À tel point que Morris néglige un paramètre dans la création de son ver, et cause ainsi bien plus de dégâts que prévu.
Un ver plus dangereux que prévu
Le ver Morris, qui a été envoyé depuis les machines du MIT, est programmé pour sonder une machine, et se copier dans le système si la machine en question n’a pas encore été infectée. Seulement, il s’est imaginé que certains administrateurs réseau auraient l’idée de contourner la menace de ce ver, en faisant croire à celui-ci qu’une machine est déjà infectée alors que ce n’est pas le cas. Il a donc modifié son programme pour que le ver force la copie à chaque fois qu’il passe sur une machine, quel que soit l’état de l’ordinateur.
C’est de cette manière que le ver s’est répandu très rapidement, et a infecté plusieurs milliers de machines en quelques heures. Il a été estimé pour chaque système infecté que le coût des réparations s’étalait de 200 à 53 000 dollars selon la machine. Le ver a mobilisé plusieurs équipes de programmeurs pour être stoppé, et il a fallu plusieurs jours avant que l’attaque soit réduite à néant.
Robert Tappan Morris a été reconnu coupable de fraude informatique, et a été condamné à trois ans de mise à l’épreuve, ainsi que 400 heures de travaux d’intérêt général et une amende de 10 050 dollars.
- Page précédente L'apparition des communications...
- Page suivante Un jeu avec le FBI et une traque de...
Albums relatifs
Annonces Google
Commentaires
- 1 / 4
- Suivante
-
Ce son est similaire à celui utilisé par le réseau téléphonique pour signaler l?état d?une ligne. En l?imitant, il fait donc croire à son central téléphonique qu?il a raccroché et que sa ligne est LIBRE.
Autre chose, l'article ne met pas assez l'accent sur les différentes natures de "hackers". Un hacker, c'est un bidouilleur. Il ne fait pas de mal. Les white hat bossent pour ameliorer la sécurité d'un système, les black-hat pour la faire tomber, les autres font mumuse dans leur coin sans gêner personne.
- 1 / 4
- Suivante
-




