De Napster à Pirate Bay : 10 ans de chasse aux pirates (1 sur 3)
4. Après Napster, la relève
La débâcle juridique de Napster n’a cependant pas empêché l’apparition d’autres solutions de téléchargement. Mais cette fois-ci, les majors ne se laissent plus faire et attaquent systématiquement toute société essayant de reproduire le principe de Napster. Nous sommes donc dans une période de répression systématique, où les actions en justice sont relativement simples à mettre en place. C’est en effet une époque où le téléchargement illégal massif n’a pas fait son apparition. Les connexions bas-débit sont majoritaires, le support CD est toujours en pleine forme et l’industrie du disque n’est pas encore débordée par des dizaines d’outils de téléchargement différents. Quelques sociétés vont cependant connaitre un succès plus ou moins bref et les années 2001 et 2002 vont voir apparaître des réseaux d’échanges comme Kazaa ou Morpheus.
L'empire Kazaa
Lancé en mars 2001, Kazaa est l’œuvre d’un estonien, d’un danois et d’un suédois : Priit Kasesalu, Janus Friis et Niklas Zennström. Trois compères qui participeront quelques années plus tard à la conception d’un certain Skype. Autant le dire, Kazaa est souvent considéré comme le vilain petit canard des logiciels de peer-to-peer. La cause : un grand nombre de spywares et malwares cachés dans son code. Son succès est essentiellement dû à un certain opportunisme. Napster venant de fermer ses portes, l’arrivée rapide d’un remplaçant a forcément attiré les internautes en mal de MP3… Mais aussi les ennuis avec la justice. C’est donc l’équivalent hollandais de notre SACEM, la Burna/Stemra, qui ouvre le bal des procès en 2001. Tel un globe trotter judiciaire, Kazaa va enchaîner les procès à travers le monde jusqu’en 2005 : Déboires avec l’Australian Record Industry Association en 2004 et, plus intéressant encore, en 2003 avec la RIAA. A la différence ici que, pour la première fois, l’organisme américain n’attaque pas directement Kazaa, mais ses utilisateurs.
Cependant, ces tentatives d’intimidations auprès des internautes n’ont jamais aboutis, jusqu’à l’affaire Jammie Thomas en 2007, que nous découvrirons dans la seconde partie de ce dossier. Si Kazaa, Morpheus ou Gnutella ont fait les beaux jours des piratins de l’époque et donné des cheveux blancs aux majors, ce n’est rien en comparaison de ce qui allait arriver dans les années suivantes. La démocratisation des connexions hauts débits va en effet favoriser l’explosion de plates formes comme Edonkey/Emule et de protocoles de partage ultra populaires tels que BitTorrent. Le téléchargement illégal s’apprêtait à entrer dans une nouvelle ère, encore plus libre et insouciante.
Dix ans de chasse aux pirates : l'internaute pour cible (2 sur 3)
Dix ans de chasse aux pirates : que reste-t’il de Napster ? (3 sur 3)
- 1. Justice et téléchargement : dix ans de lutte
- 2. CD-R + MP3 : un cocktail explosif
- 3. Le début de la fin pour Napster
- 4. Après Napster, la relève
Chuis resté sur ma fin là
Ca tombe bien, c'est pas la fin
Article très intéressant, merci !
Sympa l'article ... ça rappelle des bons souvenirs !!
trop envie d'avoir une suite à cet article... j voulais cliquer sur la page suivant mais y a plus...
très bien rédigé en tout cas!
Très sympa l'article, j'attend la suite avec impatience.
Cependant je note une pierre manquante à l'édifice du "piratage" :
En effet, le direct download, qui revient à la mode avec les rapidshare, megaupload & co, a connu son heure de gloire avant l'arrivée des plateformes P2P propriétaires Napster et Kazaa. Souvenez vous des nombreux sites de warez qui permettaient de télécharger certes des MP3, mais également jeux et applications !
Chuis resté sur ma fin là
La suite au prochain épisode comme on dit.
Lol!! The piratebay a fermer ces portes?
Piratebay fermera jamais ces portes.Ils ont acheter une plateforme au milieu du Pacifique ou il n'y a aucune regles.
Google a poursuivi Piratebay pour 10millions.Google a perdu car il n'y a aucune regle en plein milieu de nulle part.
Lol!! The piratebay a fermer ces portes?
Piratebay fermera jamais ces portes.Ils ont acheter une plateforme au milieu du Pacifique ou il n'y a aucune regles.
Google a poursuivi Piratebay pour 10millions.Google a perdu car il n'y a aucune regle en plein milieu de nulle part.
Non mais ça c'est une légende hein.
Ils ont tenté d'acheter Sealand mais sans succès. Pareil pour cette pseudo ile du Pacifique.
Oui bien sûr, d'ailleurs ils ont fait la manche au carrefour en bas de chez eux pour obtenir les 750 millions de dollars demandés pour sealand.
En souvenir de mininova : http://www.facebook.com/#/group.ph [...] 7841387091
Chers lecteurs,
la seconde partie de ce dossier fleuve consacré au piratage vient d'être publiée : http://www.infos-du-net.com/actual [...] toire.html
Bonne lecture