DADVSI : nouvelle journée, nouveaux rebondissements
S’il est un sujet brûlant de l’actualité que même le fameux CeBIT d’Hanovre ne parvient pas à occulter pour nous autres Français, c’est bien le projet de loi DADVSI, qui ne manque pas de remuer l’actualité du droit d’auteur en France. Ainsi, une nouvelle journée de débat a eu lieu hier, apportant son lot de rebondissements, poussant à l’extrême le caractère historique des débats...“Mouvementé” est un bien doux euphémisme pour qualifier la manière dont s’est déroulé le débat sur le projet de loi en question, hier soir, dans l’hémicycle. Effectivement, alors que l’opposition montrait déjà son mécontentement par rapport au traitement du premier article de la loi (retiré brutalement du projet, puis réintégré ensuite), les socialistes se massaient pour demander la levée de l’état d’urgence afin de reprendre tout le temps nécessaire aux discussions sur ce projet. Seulement, du temps, il y en a déjà eu beaucoup de perdu, et les derniers jours de débats ne sont pas là pour prouver le contraire, puisqu’on n’a presque pas avancé en si longtemps. C’est donc un refus qu’a du essuyer l’opposition, de même que les quelques suspensions de séance qui n’ont pas non plus été acceptées. Alors que Renaud Donnedieu de Vabres a reconnu qu’il appelait à un vote négatif sur l’article premier (traitant de la licence globale), l’opposition s’indigne : “Matériellement, le droit d’amendement n’a pas été réouvert” affirme le socialiste Jean-Marie Le Guen. Mais c’est plus tard dans la soirée que les discussions vont mal tourner, poussant le Président de séance Yves Bur à perdre patience : “Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?” s’exclame-t-il alors que l’hémicycle était dans l’une de ses plus vives discussions. L’opposition finit donc par quitter l’hémicycle, non sans affirmer que ceci ne sera pas sans suite : “on prouve que l’on a ruiné le droit d’amendement du Parlement et cela sera sanctionné par le Conseil Constitutionnel”, lance l’UDF Hervé Morin. Les discussions ont donc pu reprendre suite à cet événement, et furent bien plus calmes puisque sans opposition. Aucune demande de suspension de séance, aucune objection ni aucun hurlement ou de parole coupée. On s’en doute donc bien, la productivité a permis de prendre quelques décisions, comme le rejet ferme et définitif de l’article premier, mais également l’adoption de l’amendement 272, jusqu’alors réservé en attente de l’examen de l’article 1er. Ainsi, le gouvernement est parvenu sans mal à faire rejeter tous les amendements visant à assimiler le téléchargement à la copie privée. Vient enfin la fameuse taxe pour copie privée, dont certains estiment qu’elle n’a plus lieu d’être dans un monde où tout sera à base de DRM, et où la copie privée sera donc contrôlée à l’extrême. “Le consommateur acceptera-t-il longtemps de perdre sur tous les tableaux ?” s’interrogeait le député socialiste Didier Mathus. Il faudra cependant attendre mardi prochain pour savoir ce qu’il en adviendra, tout comme le reste du projet de loi, qui continuera d’être examiné le même jour.
Source : Ratiatum
-
Actualité précédente
On revient sur le matériel de la... -
Actualité suivante
Google lance son éditeur de texte
Discussions en cours sur le forum




Je prefere en rire parce que c'est désolant!!!
Un monde ou les gens telechargerons tout pour etre sur de la compatibilité!!!
;-)
A ce niveau là, ce n'est même plus désolant ! c'est AFFLIGEANT ! :-o
Affligeant est meme un faible mots, on voit comment cela ce passerais si l'opposition n'existait pas, et encore vue les mesure d'etat d'urgence elle est bayonnée comment peut on encore croire a la democratie en france...
Beaucoup de loi qui sont loin de plaire a la majorité passe grace a cet mesure, en gros nous avons à faire a un gouvernement de corrompus qui ne s'arrete meme plus a briser la constitution...
Comment peut on respecter la loi si nos dirigeant ne le font meme pas ...
Belle masquarade, jolie tour de magie messieur les deputé pro-liberalisme, grand defendeur de la démocratie, vrp des majors, pfiuu sacré palmares dites moi..
on va pouvoir rajouté dictateur a leurs heures perdus.
L'hémicycle c'est comme une cours de récré où les petits n'enfants y font joujou en faisant du bruit :-)
Nan mais vraiment on se fout de la gueule du monde là, et encore ce n'est "que" lié à internet, si il opére de la même façon pour le reste, je me demande si on mérite encore le droite d'appeler la france "le pays des droits de l'homme".
voila il m'ont pourri ma journée.
Le pire dans tout ça est que le français moyen n'en entendra jamais parlé et qu'il ne voteras pas en connaissance de cause.
Une preuve comme quoi nos dirigeants sont à cent lieux des réalités technologiques de ce monde -> Vous voulez télécharger mp3, vidéos, etc... et tout ça totalement gratuitement et dans la plus parfaite légalité ? Rien de plus simple : lisez ce petit article de nos amis de chez Open-files.
Dommage pour vous membres du gouvernement, maintenant votre loi est complètement obsolète.
Va en Chine un an, et revient gueuler ensuite.
Les gens qui gueulent "plus de démocratie, tous des dictateurs !" à chaque fois qu'une loi qui ne leur plait pas est en jeu m'énervent.
Ce qui me gêne beaucoup moi c'est que l'opposition s'en aille à un moment aussi crucial. Ils avait peut-être leur raison, mais on dirait que la stratégie c'était "la loi on s'en fout, le but c'est de s'en mettre plein la gueule", plus que la protection des intérêts.
Après je ne suis pas sûr du tout, étant donné que cette fois-ci je n'ai pas assisté aux débats.
bluedylc relis donc l'article, l'opposition n'est pas du tout du genre "la loi on s'en fout" puisque c'est la majorité qui a fait l'impasse sur le droit de déposer des amendements, c'est bien elle qui se contrefout des règles législatives, sachant qu'avant promulgation une loi doit obligatoirement passer par le conseil constitutionnel celle-ci sera rejetée, l'opposition le sait, ils n'avaient donc rien à faire à rester devant cette mascarade léglislative.