Non aux brevets logiciels !

La rédaction La rédaction
Par La rédaction La rédaction | Publié le 27/05/2005 à 01:50
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L'Homme a tendance, de part sa nature, à vouloir généraliser ce qui a bien fonctionné dans un domaine, aux autres domaines. Il suffit pour s'en convaincre de suivre les "effets de modes" divers.

Par exemple, en économie, la mode actuelle depuis quelques dizaines d'années, est au libéralisme à outrance. L'Etat change complètement de fonction, et se doit de réduire un maximum ses dépenses. Une déferlante néo-libérale sur tout l'Occident.

Il est clair que l'informatique est (tout du moins devient de plus en plus) incontournable dans notre vie. Cela fait déjà quelques années qu'elle est présente dans nos voitures, et rien ne l'arrête, pas même un mur. D'ici quelques années, il est donc clair que cette science sera tout simplement incontournable (à moins d'un quelconque cataclysme apocalyptique, qui mettrait en péril l'ensemble de la Planète.

Après réflexion, ce type de cataclysme n'est pas si fou que ça : guerre nucléaire, par exemple, ou tout simplement, réchauffement climatique trop important (qui est extrèment rapide à l'échelle géologique), et au vu de l'actuel état du monde, ce type de risque est effectivement à considérer).

Dans le monde de l'industrie, il existe quelque chose destiné à protéger les inventeurs et leurs inventions : les brevets. Considérant le premier point sus-cité, la nature humaine aurait donc tendance à vouloir généraliser les brevets à tous les domaines. Appliquons maintenant le postulat du précédent paragraphe, selon lequel l'informatique va devenir incontournable. Par approximations, on peut considérer que l'informatique est actuellement ce qu'était l'industrie au siècle précédent : une nouveauté, un moteur économique formidable.

Ainsi, dans la tête d'un politicien, on peut supposer que le parallèle se fait entre l'industrie et l'informatique. Il faut protéger les inventions informatiques. D'où l'idée de brevets logiciels. Ces derniers sont explicitement interdits en Europe, et tout particulièrement en France, par la loi n° 92-597 : l'on y trouve en effet, au Chapitre IV, Livre VI, Titre Premier, Section 3, Article L 611-10 :

_QUOTEC



Art. L 611-10. - 1. Sont brevetables les inventions nouvelles impliquant une activité inventive et susceptibles d'application industrielle.

2. Ne sont pas considérées comme des inventions au sens du premier alinéa du présent article notamment :

a) Les découvertes ainsi que les théories scientifiques et les méthodes mathématiques ;

b) Les créations esthétiques ;

c) Les plans, principes et méthodes dans l'exercice d'activités intellectuelles, en matière de jeu ou dans le domaine

des activités économiques, ainsi que les programmes d'ordinateurs ;

d) Les présentations d'informations.

3. Les dispositions du 2 du présent article n' excluent la brevetabilité des éléments énumérés auxdites dispositions que dans la mesure où la demande de brevet ou le brevet ne concerne que l'un de ces éléments considéré en tant que tel.




Il est donc écrit, noir sur blanc que les programmes d'ordinateurs ne sont pas brevetables. Ce qui n'empêche pas l'Office Européen des Brevets d'accepter à tour de bras des brevets concernant les logiciels, alors même que la loi européenne l'interdit également. Actuellement, seuls les États-Unis d'Amérique ainsi que le Japon autorisent les brevets logiciels. Pour les premiers, l'Office chargé de leur gestion (et qui se doit donc d'effectuer des recherches d'antériortés pour vérifier que la demande à valider est correcte) est payé au rendement ...

Inutile de dire dans ses conditions que les recherches d'antériorité, qui sont absolument pharaoniques (comme un serveur), passent tout simplement à la trappe. Seulement, une directive Européenne visant à autoriser les brevets logiciels veut depuis quelques années les autoriser. Celle-ci avait fait l'objet d'un article, http://www.infos-du-net.com/actualite/4556-directive-brevet.html, réalisé grâce à l'aimable collaboration de M. Michel ROCARD. Inutile donc de revenir sur les arguments contre cette idée même de brevetabilité des logiciels. Le 6 juillet, la directive repasse devant le Parlement Européen (et il semble bien que tous les députés ne soient pas en faveur de cette directive, comme le rapporte LinuxFR), et il est de notre devoir de nous mobiliser également contre.

Pour ce faire, le site No Software Patents lance un appel à la mobilisation avant cette échéance, par le biais de cette page : http://noepatents.eu.org/index.php/NON_aux_brevets_logiciels. Vous pouvez notamment participer à une manifestation le 2 juin, à Bruxelles. Si de plus vous possédez un site, aussi modeste soit-il, vous pouvez participer à une manifestation électronique.

L'avenir est entre vos mains.

Liens : Loi du 1er juillet 1992 relative à la partie législative du Code de la propriété intellectuelle

Source : No Software Patents !

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Commentaires

Twiggy38@IDN 27/05/2005 02:28
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Je pense sérieusement qu'il n'y a rien de mal à breveter un logiciel. Même si les recherches d'antériorité sont souvent passées à la trappe (ce qui est le cas pour l'industrie classique aussi), il est toujours possible de casser un brevet, et cela est très facile, il suffit de prouver qu'il existait déjà ce programme ou procédé (car on brevette une "recette" et non pas un "plat") antérieurement.

Cela protègerait beaucoup de logiciels de la copie, n'oublions pas que des gens mettent des années à sortir des logiciels, alors se le voir repomper après c'est pas très marrant !!!

lissyx 27/05/2005 07:09
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Citation :Cela protègerait beaucoup de logiciels de la copie, n'oublions pas que des gens mettent des années à sortir des logiciels, alors se le voir repomper après c'est pas très marrant !!!


à croire que l'analyse avec rocard on l'a faite pour rien ...

Mais bon, séance de ratrappage pour les retardataires. Pour résumer très vite, on ne devrait pouvoir breveter les logiciels parce que cela revient à breveter les idées (si vous préférez, ça revient à breveter les maths, vous saisissez le problème ?).

michel rocard n'est pas "par définition" contre les brevets, c'est lui qui a souvent proposer des amendements à la directive européenne, pour limiter la brevetabilité à une vraie innovaton technique derrière, qui est mise en oeuvre par du logiciel. (pas simple à expliquer, j'espère que vous avez compris, sinon dites le)

abn1105 27/05/2005 09:29
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non il y a aucun mal mais le probleme c que certain utilise cette lois pour avoir le monopole (comme microsoft par exemple)
c pour empeché sa qu'il faut etre contre c brevet ou alors faudrais revoir son fonctionement

resdee 27/05/2005 12:45
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"Il est donc écrit, noir sur blanc que les programmes d'ordinateurs ne sont pas brevetables. Ce qui n'empêche pas l'Office Européen des Brevets d'accepter à tour de bras des brevets concernant les logiciels, alors même que la loi européenne l'interdit également"

slt lissyx,

s'il y'a une convention entre les pays membres, comment t'explique que celle-ci soit bafouée comme ça au vue de tous. c'est vachement paradoxal et j'aimerai bien que tu m'eclaircisse la dessus ;-)

lissyx 27/05/2005 17:08
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Citation :Expéditeur : abn1105 Date : 27/5/2005 9:29:30

non il y a aucun mal mais le probleme c que certain utilise cette lois pour avoir le monopole (comme microsoft par exemple)
c pour empeché sa qu'il faut etre contre c brevet ou alors faudrais revoir son fonctionement


Bah si excuse moi, mais breveter les idées, c'est *très* mal et ça va tout simplement à l'encontre de l'innovation, et de l'idée origienlle des brevets ...

Quant au fait que l'OEB s'amuse à ça, bah qu'est ce que j'en sais moi ... Pressions ? Corruption ?

KouKroute 27/05/2005 17:12
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Je ne suis pas sûr que ce soit si mal que ça que de permettre de breveter un logiciel, pour la simple et "bonne" (?) raison que les grosses industries informatiques (Microsoft, Apple, Symantec, et tous les autres) on juste a payer une belle petite somme pour s'arranger et avoir leur brevet... (enfin presque). Du coup, les petits sont désavantagés, et ne peuvent pas trop se défendre face a ces rapaces...

++

PS: mais c'est la premiere idée qui m'est venue a l'idée, alors expliquez moi un poil mieux comment la brevetabilité est "à jeter" pour l'informatique ? :-o

resdee 27/05/2005 17:47
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Citation :Quant au fait que l'OEB s'amuse à ça, bah qu'est ce que j'en sais moi ... Pressions ? Corruption ?


mauvaise convention plutot si elle est incapable de definir ce qui est brevetable de ce qui l'est pas et si lOEB accepte tt et n'importe quoi ossi ss vérifier les critères qu'a defini la convention.

aurelie@IDN 27/05/2005 19:26
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Bah imagine que Microsoft décide de breveter la "fenêtre" (celle où sont affichés les dossiers et fichiers). Quasiment la fin pour tous les autres os.

Ayé ? t'as compris ?

resdee 27/05/2005 19:36
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put1 Aurélie je fais du droit arrête de me répondr tjs à coté. je met un truc en avt que lissyx le redacteur de l'article ne sait pas expliquer, j'évoque une hypothese et toi tu me rabbache derrière un exemple completement à coté de la plaque. arrête je te jure t lassante...

aurelie@IDN 27/05/2005 19:37
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Boulet, je ne te parlais pas.

resdee 27/05/2005 19:39
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bah fé une citation alr !

isatis39871 27/05/2005 19:40
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Citation :s'il y'a une convention entre les pays membres, comment t'explique que celle-ci soit bafouée comme ça au vue de tous. c'est vachement paradoxal et j'aimerai bien que tu m'eclaircisse la dessus


Il y des débats dessus, des amendes, des procès... C'est un fait de société ! Mais surtout, rappel toi que la guerre en Irak s'est quand même déroulée malgré l'interdiction de l'ONU dont les USA font partis...

aurelie@IDN 27/05/2005 19:42
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Suffisait que tu leve les yeux pour voir à qui je parlais...

Twiggy38@IDN 29/05/2005 11:54
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Il faut d'abord savoir ce qu'est un brevet : ce qu'on brevette n'est en aucun cas une idée, mais un procédé.

Dans un brevet, pour ceux qui en ont déjà déposé, on décrit le procédé permettant d'obtenir la chose, et ce de façon à ce que même quelqu'un qui n'est pas de la profession puisse le refaire.
On ne brevette donc pas une idée mais un procédé, ce n'est en aucun cas la même chose.

Ensuite parlons de droit des brevets : le brevet n'est pas une très bonne protection car c'est quelquechose d'aisément "cassable", c'est à dire annulable. Et une fois un brevet annulé, il est impossible de breveter la chose.
Pour casser un brevet il suffit entre autre de prouver que le procédé décrit a déjà été utilisé quelquepart à une date antérieure de la date de dépôt, que ces soit dans un objet (ou logiciel ici) qui a été breveté ou non, il suffit de pouvoir déterminer l'antériorité.

Donc si on respectait les définitions des brevets et la législation économique : un brevet logiciel porterait sur le procédé permettant d'obtenir quelquechose du logiciel, non pas l'idée même du logiciel : si avec des lignes de commande différentes tu obtiens un logiciel équivalent, tu n'es en aucun cas en faute.

Edit : donc impossible de brevetter la fenêtre !

Ohkami 29/05/2005 12:09
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Complètement d'accord avec le dernier message de Twiggy38, qui décris bien comment les brevets sont censés fonctionnés en théorie... mais la pratique, c'est tout autre, et c'est d'ailleurs pour ça que je suis contre les brevets logiciels :

- si c'est mal fait, comme aux states actuellement, et qu'on brevet n'importe quoi, n'importe comment (le double clic, le lien hypertexte, la barre de progression...), ça ne sert qu'à bloquer toute concurrence et toute innovation.
- si c'est bien fait et qu'on ne brevette que des procédés et pas des idées (bref respecter le principe de base d'un brevet), pour un logiciel, je ne voit pas ce qu'un brevet apporte quoi que ce soit en protection de plus que le droit d'auteur...

donc dans le doute, je dis NON aux brevets logiciels en Europe...

lissyx 29/05/2005 13:03
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y'a une différence que vous oubliez entre l'industrie et l'informatique.

En industrie, la R&D ça coûte des anus et du cuir gonadique. Et je vous raconte pas de la production. Alors qu'en info, les seuls trucs que ça coûte, hormis le matos (mais ça le matos c'est quand même très abordable par rapport aux coûts précédents) c'est de la connaissance. La connaissance c'est tout le monde qui paye. Vous commencez à saisir ?

Twiggy38@IDN 29/05/2005 15:30
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Et les coûts salariaux des développeurs, les coûts de distribution, etc... ?

lissyx 29/05/2005 16:50
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ça coûte rien à distribuer un logiciel.

Quant aux développeurs, c'est uniquement valable dans le cas des grosses structures, pour que les coûts soient importants.

Mais il faut que vous compreniez que ces brevets qu'on essaye _actuellement_ de nous enfiler c'est clairement pas la même chose que les brevets industriels. Et c'est pour ça que rocard et une partie du parlement se bat pour introduire la notion d'inovation technique mise en marche par un système informatisé. Pour pas qu'on puisse breveter un algo pur, qui lui reste du domaine de l'idée, rattaché aux maths (et hors de question de laisser beveter des idées, sinon autant arrêter de vivre).

Twiggy38@IDN 29/05/2005 17:03
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Ca a des coûts énormes de distribuer un logiciel.

Ensuite concernant le débat : je suis contre le fait de pouvoir brevetter un algo mais si on brevette tout l'imbriquement d'algorythmes permettant d'obtenir un logiciel avec également l'utilité du logiciel (algorythme complet + notion d'utilité, de but), alors je suis pour.

lissyx 29/05/2005 17:10
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Citation :Expéditeur : Twiggy38 Date : 29/5/2005 17:03:46

Ca a des coûts énormes de distribuer un logiciel.

Ensuite concernant le débat : je suis contre le fait de pouvoir brevetter un algo mais si on brevette tout l'imbriquement d'algorythmes permettant d'obtenir un logiciel avec également l'utilité du logiciel (algorythme complet + notion d'utilité, de but), alors je suis pour.


Tu valides donc le brevet d'Amazon sur l'achat en un clic, tu t'en rends compte ?

Et en l'honneur de quoi, mettre ensemble plusieurs idées, c'est brevetable ? Parce qu'un algo, une notion d'utilité ou de but, c'est purement et simplement des idées. Tu brevetes donc aussi les livres ?

Enfin, je suis désolé, mais distribuer un logiciel ça coûte rien du tout. Un CD ça coûte rien du tout à faire presser, et le transport est devenu très très peu cher, y'a des usines de presse en France, donc ça limite le transport, et quand tu distribue par internet, une bande passante de 20Mbits constants ça revient à peine à 100€.

Edit: j'ai retrouvé une interview de M. Rocard, il explique tout ça bien mieux que moi. http://www.01net.com/article/268317.html

Je quote, parce que ça résume bien :
Citation :Tout d'abord, un logiciel est une formule mathématique ou un rassemblement de formules mathématiques. Or Einstein a dit un jour : « une formule mathématique n'est pas brevetable » . Et personne ne discute aujourd'hui que ce type savait de quoi il parlait. C'est simple : on ne brevette pas une idée. En matière de brevetabilité des logiciels, nous cherchons donc une ligne rouge, une ligne de partage qui puisse permettre aux grandes entreprises de rentrer dans leurs investissements et aux acteurs plus petits de continuer d'être créatifs.

Cette différenciation, ce critère de distinction, nous pensons l'avoir trouvé en distinguant les logiciels dont la production est à coût nul (un papier, un crayon, une vraie cervelle mathématique) de ceux dont la mise au point a nécessité une consommation d'énergie, de matière, ou un usage industriel. Là objectivement, il faut qu'il y ait rémunération et donc, il faut un brevet.

Twiggy38@IDN 29/05/2005 17:21
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A la base tu disais qu'en infos ça ne coûtait que le matos.

Les marges à négocier avec les distributeurs, le fait d'être distribué, le transport, les retours, les stocks, etc... Ces coûts sont importants pour une petite boîte.

Je ne brevette en aucun cas les livres, mais pourquoi brevetter un livre serait-il mauvais ? D'ailleurs dans le domaine du livre il n'y aurait pas de différence entre les droits d'auteur et un brevet ...

Ensuite ce que je dis ne reviendrai pas à brevetter l'achat par un clic d'amazone. N'importe quel autre site mettant en place cela en ayant un algorythme un tant soit peu différent est valable (sans tout de fois récupérer celui d'amazone dans le code). Et dans ce cas le brevet serait cassable car des sytèmes par one click existaient déjà avant.

Edit : ben voilà il distingue bien deux types de logiciel, la question est plutôt comment faire la différence entre ces deux types ? Où se trouve la limite ?
Mais je reste d'avis que ce qui a nécessité des dépenses pour une entreprise puisse être protégé.

lissyx 29/05/2005 17:25
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Citation :Expéditeur : Twiggy38 Date : 29/5/2005 17:21:07

A la base tu disais qu'en infos ça ne coûtait que le matos.

Les marges à négocier avec les distributeurs, le fait d'être distribué, le transport, les retours, les stocks, etc... Ces coûts sont importants pour une petite boîte.

Je ne brevette en aucun cas les livres, mais pourquoi brevetter un livre serait-il mauvais ? D'ailleurs dans le domaine du livre il n'y aurait pas de différence entre les droits d'auteur et un brevet ...

Ensuite ce que je dis ne reviendrai pas à brevetter l'achat par un clic d'amazone. N'importe quel autre site mettant en place cela en ayant un algorythme un tant soit peu différent est valable (sans tout de fois récupérer celui d'amazone dans le code). Et dans ce cas le brevet serait cassable car des sytèmes par one click existaient déjà avant.


J'ai l'impression que vous comprenez pas et que vous faites en fait une grosse erreur.

Y'a pas besoin de brevet pour protéger une innovation en info, le droit d'auteur sur le code suffit à protéger l'implémentation (i.e. un mec te pompe ton code, essaye de camoufler, mais tu t'en rends compte, comme avec l'histoire de CherryOS et PearPC, tu peux l'attaquer. Pas besoin de breveter pour ça).

Les systèmes one click existaient déjà, mais ça n'a pas empêché le brevet d'être accepté ! Après, je doute pas une seconde qu'il fasse pas long feu en justice. Seulement une petite boite tu crois qu'elle se risquerait face aux services juridiques des monstres du style Microsoft, IBM, Amazon, Apple, etc. ?

Enfin, excuses moi, mais les histoires de transports et tout, malheureusement j'ai aucun chiffre sous la main, mais à y réfléchir c'est pas problématique, puisque ça ça concerne tout simplement le prix de vente. Le brevet n'interfère en rien là dedans, le brevet est censé protéger une innovation qui a coûter cher à mettre en place, maiis coûter au sens pécunier du terme. Achat de matos très cher, investissements lourds ...

Sérieusement, lit l'interview par 01net ...

Twiggy38@IDN 29/05/2005 17:49
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Loin d'être d'accord avec Rocard, les coûts salariaux ne sont pas rien lorsqu'il s'agit de créer un logiciel.

Par contre je suis d'accord avec lui sur le fait qu'il faille vite une décision juridique, mais où mettre la frontière ?

Il faudra que la loi aille loin dans le détail afin qu'il n'y ait aucune faille possible et qu'elle avance bien le fait que ce qui est déposé est la façon de faire de logiciel (lignes de code complètes, plateforme de programmation, etc...) afin que même un amateur puisse reprogrammer le logiciel.
Quels sont les dangers que comporteraient de tels brevets si ils sont bien faits ?

lissyx 29/05/2005 17:54
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Citation :Expéditeur : Twiggy38 Date : 29/5/2005 17:49:38

Loin d'être d'accord avec Rocard, les coûts salariaux ne sont pas rien lorsqu'il s'agit de créer un logiciel.

Par contre je suis d'accord avec lui sur le fait qu'il faille vite une décision juridique, mais où mettre la frontière ?

Il faudra que la loi aille loin dans le détail afin qu'il n'y ait aucune faille possible et qu'elle avance bien le fait que ce qui est déposé est la façon de faire de logiciel (lignes de code complètes, plateforme de programmation, etc...) afin que même un amateur puisse reprogrammer le logiciel.
Quels sont les dangers que comporteraient de tels brevets si ils sont bien faits ?


Mais pourquoi vouloir à tout prix breveter du code ?
ça n'a aucun sens, le code n'est que l'expression de l'idée. Tout comme la parole. Y'a pas à aller plus loin pour moi, c'est une idée, et à ce titre ça ne doit pas être breveté. Enfin l'argumentaire de M. Rocard est tout simplement très pertinent, c'est tout.

Twiggy38@IDN 29/05/2005 17:58
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Il n'est pas contre les brevets logiciels, son analyse est pertinente oui mais il aborde un autre problème : celui de la nécessité de législation, c'est tout.

Twiggy38@IDN 29/05/2005 18:14
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Enfin bref, on peut continuer des jours et des jours comme ça lol.

Chacun son avis et puis voilà, et sérieusement je préfèrerais en discuter à la terrasse d'un café autour d'un demi... Au moins on pourrait rire et aborder d'autres sujets sans se fâcher comme c'est le cas en général sur les forums de discussion.

lissyx 29/05/2005 18:22
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Bon, même si le titre aide pas :)
Je suis pas contre une législation, je suis même totalement d'accord avec M. Rocard. Je suis contre le fait de pouvoir breveter une idée pure, c'est à dire du code. C'est tout.

Twiggy38@IDN 29/05/2005 18:24
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Dans ce cas là on est totalement d'accord, je suis contre brevetter une ligne de code aussi.

Zeus0ne 01/06/2005 22:01
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Me semblait que le liberalisme avait quand meme plus que quelques dizaine d'annee.

Naphtaline 23/06/2005 18:29
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Je suis desolé, mais les brevets logiciels c'est tout a fait normal.
Je suis pas sur que tu serais d'accord si jamais tu crée un nouveau systeme de crypatage ou autre truc génial, que tu décider de le vendre et que tout le monde
te le pique pour faire le sien et le vende sans que tu otuche un sous.
Non la ou je ne suis pas d'accord c'est que les logiciels coute si cher !
Les jeux destinés aux jeunes sont parfois a 54euros....... MOIs en 2 mois d'argent de poche je l'aurait toujours pas. Cependant le texte de loi est interessant, surtout pour celui qui doit se défendre devant une cour.... Tous sur la mule ! :-p

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