Newsgroups : Allonews fermé, pirate condamné
Jean-Luc P., 23 ans et responsable du fournisseur d'accès aux Newsgroups Binaires AlloNews, a été interpellé à Grenoble la semaine dernière par les cybergendarmes marseillais. Outre le fait d'ouvrir les vannes du téléchargement illégal, il aurait, par la même occasion, donné accès à des contenus pédopornographiques.
Des risques majeurs
Tous les FAI offrent un accès aux Newsgroups, mais bloquent par défaut ceux qui hébergent des contenus illégaux. En pratique, cela n'empêche pas l'internaute de se tourner vers un fournisseur alternatif tel que AlloNews afin de profiter du téléchargement illégal. Néanmoins, cette pratique met le jeune pirate, étudiant en école de commerce, face à deux condamnations possibles : celle pour violation des droits d'auteur (300 000 € et 3 ans de prison ) ainsi que celle concernant la diffusion d'images pornographiques (45 000 € et 3 ans de prison).
Une affaire rentable
Pour le moment, seule une caution a été réclamée. S'élevant à 100 000 €, elle correspond aux fonds saisis sur les comptes du pirate présumé. C'étaient les économies qu'il avait réalisées depuis la création de son affaire, il y a un an. Allonews lui rapportait 5000 euros par mois. L'atout du contrat qu'il proposait aux internautes était le compromis entre la qualité du service et un abonnement allant de 1,80 € à 5 €. Généralement, ce type de fournisseur facture plutôt ses prestations entre 15 et 50 € par mois. La Sacem, qui s'est portée partie civile dans le procès de Jean-Luc P., n'a pas souhaité s'exprimer avant la fin du jugement.
Un souci de délocalisation
Jusqu'alors, seul le Peer-to-peer était tombé sous le coup de la justice. La raison : les serveurs hébergeant les Newsgroups binaires illégaux en France, sont situés à l'étranger. Le pirate, originaire de Mimet (13), était en train de délocaliser son dernier serveur à l'étranger (Belize, Amérique du Sud) lorsqu'il a été pris la main dans le sac. Un mauvais pressentiment, lui avait fait fermer tous ses serveurs depuis le 5 septembre. C'était déjà trop tard, l'enquête de la police étant déjà très avancée à cette époque.
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L'article regorge de verbes au conditionnel, j'espère que les policiers sont plus sûrs d'eux et qu'ils auront quelque chose de solide à lui reprocher, sinon ce sera une preuve de plus que la pédophilie est un prétexte utilisé pour contrôler/censurer internet.
"violation des droits d'auteur (300 000 € et 3 ans de prison ) ainsi que celle concernant la diffusion d'images pornographiques (45 000 € et 3 ans de prison)"
regardez les montants... presque tout est dit.
Mais les pirates "suisses" sont les bienvenus.
le «c'» est une abbréviation de «ce», qui est singulier !
C'était facile pour les cybergendarmes : il suffit que l'un d'eux poste une ou plusieurs photos pedopornographiques sur un groupe, et voilà, le tour est joué... Comme dans les films, ils déposent un petit sachet de substance illicite discrétement pour rendre coupable un innocent et l'embarquer :-(
@ffilou6 : Tout ce qui se passe dans les films ne se passent pas forcément dans la vie !
A gumgl: au présent on écrit "ce sont ses économies". Donc au passé on écrit "c'étaient ses économies". Ca se conjugue, même si peu de gens le font, et c'est une faute de ne pas le faire. Quand on ne sait pas, on se tait au lieu de faire le malin...
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