P2P : les menaces n’effraient pas les téléchargeurs
La riposte graduée, qui arrive en France, mais qui est aussi à l’ordre du jour aux USA, en Grande-Bretagne et en Nouvelle-Zélande, menace les téléchargeurs assidus de suspendre leur connexion à Internet s’ils sont surpris plusieurs fois de suite lors d’un téléchargement illégal. Cette menace ne semble pourtant pas effrayer les téléchargeurs les plus tenaces, puisque 37% des utilisateurs de P2P interrogés dans les pays concernés ont indiqué qu’ils allaient les ignorer purement et simplement.
Le P2P n'a pas peur des sanctions
Si la plupart des internautes pourraient arrêter définitivement de télécharger dès le premier avertissement prévu par la riposte graduée, d’autres pourraient avoir besoin de représailles plus sérieuses pour se décider. Ainsi, une étude menée récemment par les cabinets d’étude The Leading Question et Music Ally montre que 64% des internautes aux USA, en Grande-Bretagne et en France arrêteraient de télécharger dès le premier avertissement. Si ce chiffre semble encourageant, c’est lorsque l’étude se resserre au niveau des utilisateurs de P2P uniquement que le tableau est moins rose.
En effet, seulement 41% des utilisateurs de P2P interrogés s’annoncent prêts à stopper leurs échanges après un premier avertissement. Et même sous la menace d’une coupure de leur accès à Internet, 37% des interrogés s’annoncent malgré tout prêts à continuer à télécharger et partager des fichiers sur Internet. « Si un avertissement par courrier de la part des fournisseurs d’accès peut suffire à envoyer un message important aux mélomanes, cela ne sera pas assez pour décourager la véritable cible, qui sont les utilisateurs de P2P, de télécharger de la musique sans payer », reconnaît Paul Brindley, PDG de Music Ally.
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C'est sûr que je vais pas arrêter le P2P après un avertissement et même plus... vu que le P2P sert aussi à télécharger des contenus légaux...
Ça serai bien que l'on ne se trompe pas de cible.
Mouais et la licence globale on en est où? La taxe pour la copie privée elle sert à quoi? Parce que si j'ai un disque chez moi je l'ai payé, si je le copie sur mon mp3 je le paye encore (grâce à la taxe sur le mp3 lui même)... J'achète, un disque pour stocker mes photos numériques (genre une carte 4 go pour tenir un mois de vacances) est ce que je peux demander le remboursement de la taxe pour copie privée?
On s'en fout de tout ça ... Il suffit de crypter les flux (et le titre du fichier bien sûr) et d'échanger les clés par un second canal (cherchez bien ...)
Ils vont encore dépenser leurs tunes à mettre en place un système imbécile qu'ils supprimeront quelques mois plus tard. La branlée qu'ils se sont infligé avec les DRM ne leur a pas suffit ! Ils en redemandent !
Et le plus drôle, c'est qu'ils s'imaginent que les rares personnes (mal informées) qui arrêteront le p2P se précipiteront pour acheter leurs daubes en magasin ! ouarf ! ouarf !
Qu'ils baissent les prix de la VOD déjà...
Qu'ils baissent aussi les prix de la culture, et que l'on arrête l'industrie de la culture et que l'on passe vraiment à la culture.
Quand on voit le prix d'un CD neuf en France (environ 15 - 16 euros) et le même aux US vendu entre 7 et 10 Dollars, ça fait une différence.
Les taxes et les sur taxes merdiques entretiennent le téléchargement.
Vive le warez !!! [URL=http://img413.imageshack.us/my.php?image=08dansetn8.gif][IMG]http://img413.imageshack.us/img413/4143/08dansetn8.gif[/IMG]
C'est sûr que je vais pas arrêter le P2P après un avertissement et même plus... vu que le P2P sert aussi à télécharger des contenus légaux...Ça serai bien que l'on ne se trompe pas de cible.
T'as lu au moins?
"s’ils sont surpris plusieurs fois de suite lors d’un téléchargement illégal." Illégal ! Si tu échanges un fichier libre, ça va.
dsl comme le lien marche pas je met l article++
Marché de la musique
Quelle crise ?
Alors que le 43e Marché international du disque et de l'édition musicale s'ouvre à Cannes, les professionnels de l'industrie se préparent à un récital désormais bien rodé : le piratage sévit, la musique va mal, les artistes se meurent. Conclusion logique, il faut sévir contre le téléchargement illégal afin de revitaliser la création française. Carré en apparence, le raisonnement escamote quelques questions très simples sur l'efficacité et la justice d'un système qui souffre en réalité bien davantage de ses propres défauts que du piratage. Quelques questions/réponses pour décrypter le marché de la musique.
La musique est-elle un secteur en crise ?
Si par « crise », on pense à la situation de la sidérurgie dans les années 70 ou de l'automobile aujourd'hui, la réponse est non ! L'industrie musicale a connu une époque faste à la fin des années 80 et au début des années 90. Séduits par le CD, les possesseurs de vinyles ont racheté massivement des albums qu'ils possédaient déjà, en plus des nouveautés. Cette période exceptionnelle est révolue, mais le secteur se porte toujours bien. En France, les sommes collectées par la Sacem (principal organisme de collecte, de gestion et de redistribution des droits d'auteurs pour la musique et l'image) ont fortement progressé entre 2000 et 2005, passant de moins de 600 millions à près de 750 millions d'euros, niveau auquel elles semblent se stabiliser pour le moment.
La crise est en fait celle du CD, dont les ventes déclinent de manière spectaculaire (-20 % en 2008). Cette érosion est compensée par la progression des revenus issus du spectacle vivant et de la diffusion publique des oeuvres. Ils sont conséquents. Même si elle représente encore un faible volume (10 millions d'euros en 2007), la vente de fichiers numériques ou de musique sous des formes spécifiques, comme les sonneries téléphoniques, augmente très fortement (26,8 %). La musique à la demande, qui pèse aujourd'hui 3,46 millions d'euros, progresse de 85 %.
Le téléchargement illégal est-il responsable de l'érosion des ventes de CD ?
C'est loin d'être prouvé. L'album le plus vendu aux États-Unis par la plate-forme de téléchargement Amazon en 2008 est « Ghost I-IV » de Nine Inch Nails. Or, les neufs premiers morceaux étaient également proposés par leur auteur en téléchargement gratuit ! Ce qui n'a pas empêché « Ghost I-IV » de rapporter 1,6 million d'euros en 1 semaine, dès sa sortie. Un fichier téléchargé illégalement n'égale pas une vente en moins. D'abord parce que l'internaute n'aurait pas forcément acheté le morceau ; ensuite parce que la découverte d'un artiste par le téléchargement peut entraîner ensuite l'achat des albums ou d'autres produits induits (sonneries, concerts, jeux vidéos, etc.). Dans son livre « Playback », le journaliste américain Mark Coleman revient sur une campagne lancée aux États-Unis en 1979 par l'industrie du disque : « Home Taping Is Killing Music », la copie de cassette tue la musique. La même année, une étude démontrait que les gros copieurs de cassettes étaient aussi les meilleurs clients des disquaires...
Les CD et DVD sont-ils la principale source de revenus des artistes ?
Non. Les ventes de disques au sens large assurent seulement une petite part de leurs revenus. En 2007, elles représentaient 16,5 % des sommes collectées par la Sacem. Les artistes gagnent en fait plus d'argent sur les concerts et les diffusions à la radio, à la télé ou en boîtes de nuit. Ce qui relativise sérieusement la portée économique du piratage.
Combien d'artistes souffrent de la baisse des ventes de CD, et à quel point ?
Dans un entretien en 2005, le président de la Sacem Laurent Petitgirard évoquait le chiffre de 2000 artistes au maximum inscrits à la Sacem gagnant plus de 15 000 euros par an (CD, concerts et droits divers confondus), soit une proportion infime des 124 000 sociétaires inscrits.
Imaginons le pire : un effondrement total des ventes, du jour au lendemain. Quelques dizaines d'auteurs-compositeurs seraient très sérieusement dans l'embarras. Il s'agit de ceux qui vendent des disques sans jamais passer à la radio ni donner de concert. Un profil plutôt rare. Quelques dizaines d'autres (Manu Chao, Mylène Farmer, Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, etc.) verraient leur niveau de revenus passer de l'excessivement confortable au très confortable. On peut comprendre leur agacement, mais exciper de la situation de ces stars pour faire croire que les auteurs moins connus sont au bord du gouffre relève du sophisme. En réalité, dans leur immense majorité, les artistes qui sortent un CD en vendent trop peu pour souffrir financièrement du téléchargement illégal. Seuls 5 % des artistes gagneraient de l'argent grâce aux ventes de disques. Le problème des 95 % restants est de se faire connaître, pas d'éviter de se faire pirater.
Comment se fait-il qu'aussi peu d'artistes vivent de la vente de CD ?
Les majors du disque sont assez largement responsables de cette situation, à un double titre.
Au début des années 2000, elles ont délibérément concentré leurs moyens marketing sur un tout petit nombre de valeurs sûres. Entre 2001 et 2004, le nombre d'artistes sous contrat avec les quatre majors a énormément baissé. Des artistes rentables mais pas suffisamment, comme Jacques Higelin, Brigitte Fontaine ou Alain Chamfort, se sont vus remercier par leurs maisons de disques, qui ont pratiquement cessé en parallèle de recruter de nouveaux talents. Résultat, en 2006, moins de 6 % des références vendues accaparaient 90 % du marché. Les radios ont aussi contribué à appauvrir le marché. Un rapport établi en 2006 par l'Observatoire de la musique sur 31 stations, soit 92 % de l'audience, a chiffré ce que tout auditeur, même occasionnel, subodorait probablement : moins de 3 % des titres diffusés occupent les trois quarts du temps d'antenne musicale. Sur les radios jeunes comme NRJ, Skyrock, mais aussi le Mouv', radio publique, c'est encore pire : les 40 titres présumés les plus populaires représentent 60 % des diffusions. Certains passent 15 fois par jour sur la même antenne, 55 fois par jour toutes stations confondues.
Qui est le principal perdant dans la baisse des ventes de disques ?
Les maisons de disques : Universal (25 % du marché), Sony BMG (21 %), EMI (13 %) et Warner (11 %). Ce sont elles qui encaissent l'essentiel du produit des ventes. Sur les 15 ou 20 euros que coûte un CD, en effet, 19,6 % va à l'État, sous forme de TVA, 21 % au distributeur, 50 % à la maison de disques. L'artiste principal, les auteurs et les compositeurs se partagent environ 9 % du prix de vente. Officiellement ! Car en réalité, les maisons de disques soustraient parfois de ces royalties le coût d'enregistrement de l'album, de la promotion et de la réalisation des vidéoclips.
La musique pourrait-elle être moins chère sans spolier les artistes ?
Oui, à l'évidence. Dès le début, les CD ont été vendus 50 % plus cher que les disques vinyles. Or, les prix de revient (fabrication, manutention, stockage) sont très rapidement devenus inférieurs à ceux des 33 tours. De plus, jusqu'en 1987, la TVA sur les disques était de 33,6 %. Elle a ensuite été baissée à 19,6 %. Le prix des CD, lui, a diminué à l'époque de 8 % seulement, soit 14 points d'évaporation... Il n'a jamais baissé par la suite. Inutile de préciser que les artistes ne sont aujourd'hui pas mieux rémunérés que dans les années 80.
On peut ajouter que la musique dans son ensemble, qu'elle soit diffusée à la radio, sur le Web ou en discothèque, serait moins chère si la gestion des droits était plus rigoureuse. Les frais de fonctionnement de la Sacem sont en effet vertement critiqués depuis des années. D'après un rapport du ministère de l'Économie et des Finances publié en 2006, ils se montaient en 2005 à 23,4 % des sommes collectées, ce qui est énorme. Les ratios en vigueur dans les autres pays développés sont plutôt de 10 % des frais. Selon le même rapport, à une époque, « la Sacem a abusé de sa position dominante, notamment pour pratiquer des niveaux de redevance très élevés à l'égard des discothèques ». Et encore aujourd'hui, « les négociations entre la Sacem et certains exploitants de formes nouvelles de diffusion (webradios...) se sont retrouvées bloquées en raison des règles d'assiette et des taux revendiqués par la Sacem pour le calcul de son prélèvement ».
Bien, si mon FAI me coupe la connexion, je change de FAI et lui fait de la mauvaise pub. C'est aussi simple que cela. (et bien sûr je continu le p2p)
@Earm : pas évident parfois de distinguer légal de l'illégal.
>> simplet13
Article intéréssant ... aurais tu les sources ??
Bien, si mon FAI me coupe la connexion, je change de FAI et lui fait de la mauvaise pub. C'est aussi simple que cela. (et bien sûr je continu le p2p)@Earm : pas évident parfois de distinguer légal de l'illégal.
C'est une bonne idéée que tu as, mais la loi prévois un "black listage" des abonnées qui seront coupés. C'est à dire que tu seras dans l'incapacité de t'abonner chez un autre FAI pendant toute la durée de ta peine.
Réponse à Anonyme qui demandait à "simplet13"
"Article intéréssant ... aurais tu les sources ??"
==> Google est ton ami :
http://www.quechoisir.org/actualit [...] MUL402.htm
Bien, si mon FAI me coupe la connexion, je change de FAI et lui fait de la mauvaise pub. C'est aussi simple que cela. (et bien sûr je continu le p2p)@Earm : pas évident parfois de distinguer légal de l'illégal.
Et non, les autres fournisseurs d'accès auront une "liste ban" où tout les utilisateurs récidivistes seront inscrits --> IMPOSSIBILITÉ D'ACCÉDER A INTERNET (et si tu te fais prendre à utiliser une connexion n'étant pas à toi ......)